Galileo Une étude vient d’être lancée par Team Côte d’Azur pour la création d’un Centre de Développement d’Applications Sécurité sur la Côte d’Azur.
Centre de Développement d'Applications Sécurité Cette initiative est inscrite à la suite du concours Galileo Masters 2006, où la Côte d’Azur constituait la porte d’entrée pour la France. « Sophia Antipolis a toujours accompagné les révolutions technologiques majeures, comme Internet ou la téléphonie mobile, » souligne Jean-Pierre Mascarelli, Président de la Commission de l’économie, du tourisme et des pôles d’excellence du Conseil Général des Alpes-Maritimes, et Président de Team Côte d’Azur. « La Côte d'Azur entend jouer un rôle dans ce programme européen majeur, et lance à cet effet, une étude d'opportunité sur la création d'un centre d'application GALILEO sur son territoire. » Rappelons que GALILEO est, après Airbus et Ariane, le programme technologique le plus important et le plus ambitieux de l’Union Européenne pour les prochaines années, représentant des investissements d’un montant d’environ 3,5 milliards € sur dix ans, et la création à terme de plus de 100 000 emplois en Europe. Indépendant mais complémentaire aux systèmes existants tels que GPS (USA) ou Glonass (Russie), GALILEO sera constitué à terme de 30 satellites positionnés sur 3 orbites à une altitude d’environ 23 000 km et relié à un réseau mondial d’infrastructures terrestres. L’étude pour le Centre de Développement d’Applications Sécurité (CDAS) menée par le Cabinet Morgan Conseil (Rennes, Cannes, Bruxelles) devrait durer six mois, jusqu’en mai 2007. Questions posées à Philippe Moretto, responsable de l’étude d’opportunité CDAS, chez TEAM Côte d’Azur. En quoi consiste l'étude ? Philippe Moretto : Cette étude d’opportunité et de faisabilité devrait permettre de valider le bien fondé de la création d’un centre dédié au développement d’applications sécurisées/sécurité, dont les systèmes de navigation par satellite Egnos aujourd’hui, et Galileo demain, seront les catalyseurs. Quels sont les enjeux pour un tel centre ? PM : Sans applications, l’infrastructure Galileo ne pourra se développer et être amortie. Il s’agit donc d’imaginer les services & produits du futur pour le marché européen et international. Nous pensons que Sophia Antipolis et la Côte d’Azur ont une forte carte à jouer dans ce domaine puisque c’est ici que sont développées de nombreuses applications et solutions communicantes. D’ailleurs, les pôles de compétitivité Solutions Communicantes Sécurisées (SCS), Risques et Mer (dans sa composante – sûreté maritime) témoignent de cette forte expertise dans les applications sécurisées/sécurité sur la région PACA. Pourquoi un tel projet ? PM : Il s’agit de pouvoir anticiper de nouvelles mutations technologiques futures, en s’appuyant sur le rayonnement de Galileo, un projet phare au niveau régional, national et européen. Il existe en effet de fortes expertises sur les Alpes-Maritimes en matière de télécommunications et technologies « wireless ». Demain, ces mêmes compétences seront appelées pour développer de nouvelles applications de navigation, positionnement et localisation (PNL) par satellite. C’est cette idée que nous poursuivons depuis maintenant plus de trois années et qui s’est traduite notamment par la participation de Team Côte d’Azur aux Galileo Masters autour de son Président, M. Jean Pierre Mascarelli. CONCRETEMENT, COMMENT IMAGINEZ-VOUS CE CENTRE ? PM : Ce centre devrait comporter différentes « tranches » avec un phasage progressif des opérations. Il s’agit aujourd’hui de pouvoir engager les collectivités publiques avec le monde des entreprises et de la recherche, dans un projet de partenariat public privé (PPP) intelligent. Mais, ce sera au Cabinet Morgan Conseil de nous livrer les résultats de leurs travaux et entretiens, que nous espérons fructueux. |